Visibilité IA et GEO·6 septembre 2026·12 min de lectureRead in English →·Par Gabriel Gervais

Quel moteur de recherche utilise ChatGPT et pourquoi ce n'est plus Bing

Quand ChatGPT cherche sur le web, il interroge d'abord un index qu'aucun outil public ne permet de consulter : celui d'OpenAI. Bing a longtemps servi de fournisseur et reste nommé dans la documentation des comptes Entreprise et Éducation, mais les mesures publiées à l'été 2026 le montrent presque absent du chemin de récupération grand public. Le reste des résultats vient de pages de résultats Google récupérées par des sous-traitants. Optimiser pour Bing seulement, c'est donc travailler la plus petite des trois portes.

Ce qu'il faut retenir
  • OpenAI n'a jamais écrit qu'elle utilisait Bing. Sa formulation officielle, publiée le 31 octobre 2024 et toujours en ligne, parle de « fournisseurs de recherche tiers » (au pluriel) et de contenus fournis directement par ses partenaires.
  • Le responsable de ChatGPT a témoigné sous serment en avril 2025 qu'OpenAI développait ses propres index web, un index de recherche et des signaux de classement et que la qualité de ses fournisseurs autres que Google lui posait de sérieux problèmes.
  • OpenAI fait circuler son propre robot, OAI-SearchBot, dont la seule fonction documentée est de faire apparaître des sites dans les fonctions de recherche de ChatGPT.
  • Jusqu'au 21 juillet 2026, ChatGPT exposait dans ses flux le nom du pipeline derrière chaque résultat. Trois chercheurs l'ont documenté : l'index maison dominait, le Google récupéré venait ensuite, Bing n'apparaissait pratiquement pas.
  • Bing a changé de métier. Microsoft a fermé ses API de recherche grand public le 11 août 2025 et écrit depuis que son index sert à ancrer des réponses d'IA plutôt qu'à classer des pages pour des lecteurs humains.
  • Aucun outil ne vous dit si votre page se trouve dans l'index d'OpenAI. C'est la contrainte de fond et elle commande de mesurer par la citation.
Sur cette page
Définition

Fournisseur de recherche tiers

Entreprise qui vend à une autre l'accès à un index web par une interface de programmation, plutôt que par une page de résultats. Le client reçoit des adresses, des titres et des extraits qu'il réutilise à sa façon. Il ne reçoit ni le classement, ni la mise en page, ni les fonctions de la page de résultats d'origine. C'est la distinction que la plupart des articles sur le sujet écrasent : passer par un fournisseur de recherche n'a jamais voulu dire afficher sa page de résultats.

1 249 réponsescapturées et disséquées, soit 88 000 résultats et 26 900 pages, pour reconstituer le chemin de récupération de ChatGPTResoneo, juillet et août 2026
1,5 %des adresses servies par l'index maison d'OpenAI figuraient dans les vingt premiers résultats de Bing pour les mêmes sous-requêtesResoneo, juillet et août 2026
0 extraitservi par l'index maison ne correspondait à un extrait de Bing, sur l'ensemble du corpus analyséSearch Engine Land, 17 août 2026

Ce qu'OpenAI dit officiellement

La phrase de référence date du lancement de ChatGPT search, le 31 octobre 2024 et elle n'a pas bougé depuis : « ChatGPT search leverages third-party search providers, as well as content provided directly by our partners, to provide the information users are looking for. » Des fournisseurs de recherche tiers, au pluriel, plus des contenus venus des partenaires éditoriaux. Bing n'y est pas nommé et il n'apparaît pas davantage dans la page d'aide grand public, qui dit la même chose en plus court : « ChatGPT search sometimes partners with other search providers. »

Bing est nommé ailleurs, dans la page destinée aux comptes Entreprise et Éducation : « ChatGPT searches based on prompts and may share disassociated search queries with the Bing search engine to return web results. » La même page ajoute cependant, deux phrases plus loin, que des données structurées « may be shared with Bing or third-party data providers ». Autrement dit, même dans le document le plus explicite sur Bing, OpenAI se garde la possibilité d'aller ailleurs.

La conséquence pratique se vérifie tous les jours : un site premier chez Bing peut ne jamais apparaître dans ChatGPT et un site absent des premières pages de Bing peut y être cité.

Le robot qui trahit l'intention

OpenAI documente quatre robots. Celui qui compte pour la visibilité s'appelle OAI-SearchBot et sa description officielle tient en une ligne : il est « used to surface websites in search results in ChatGPT's search features ».

RobotFonction documentéeCe que le bloquer entraîne
OAI-SearchBotFaire apparaître les sites dans les fonctions de recherche de ChatGPTVous sortez de la recherche de ChatGPT. C'est le seul blocage qui vous retire de la visibilité
GPTBotRendre les modèles de fondation plus utiles et plus sûrs, donc l'entraînementVos contenus futurs sortent des jeux d'entraînement. Aucun effet sur la recherche
ChatGPT-UserCertaines actions déclenchées par une personne dans ChatGPT et les GPT personnalisésOpenAI précise que les règles du fichier robots.txt « may not apply », puisque l'action vient d'une personne
OAI-AdsBotValider la sécurité des pages soumises comme publicités dans ChatGPTSans effet sur la visibilité organique. Le robot valide des pages publicitaires, il ne conditionne aucune citation

Un détail de ce tableau mérite qu'on s'y arrête. Une entreprise qui se contenterait de revendre les résultats d'un fournisseur n'aurait aucun besoin d'un robot d'exploration à elle. Le robot existe parce qu'il alimente quelque chose et ce quelque chose n'appartient pas au fournisseur.

Ce qu'OpenAI a dit sous serment

La pièce la plus solide du dossier ne vient pas d'un blogue technique. Elle vient d'un tribunal.

En avril 2025, au procès sur les remèdes dans l'affaire antitrust des États-Unis contre Google, Nick Turley, responsable de ChatGPT, a témoigné sous serment. Les propositions de constatations de fait déposées le 29 mai 2025 par les États-Unis et les États plaignants résument son témoignage et renvoient aux pages de la transcription. Quatre passages comptent.

Premier passage : OpenAI a commencé à ancrer ChatGPT sur des résultats de recherche de tiers en 2023 (Rem. Tr. 502:10-19). Deuxième passage : elle développe une fonction de recherche « involving web indices, a search index, and ranking signals » (Rem. Tr. 460:6-461:1). Le pluriel de « web indices » et le singulier de « a search index » sont dans le texte du document.

Troisième passage, le plus parlant : « Today, OpenAI continues to experience "significant quality issues" with non-Google search API partners » (Rem. Tr. 392:11-23). Les guillemets internes sont ceux du document, qui reprend là les mots du témoin. Quatrième passage : OpenAI explique avoir cherché en 2024 un accès à l'interface de recherche de Google pour ses besoins d'ancrage et s'être fait refuser (Rem. Tr. 413:8-23, 414:4-416:3).

À retenir

Lisez la séquence complète. Une entreprise dépend de fournisseurs de recherche depuis 2023, juge leur qualité sérieusement déficiente, demande à Google l'accès à son index, se fait dire non et construit le sien. Ce n'est pas une hypothèse de blogueur : c'est un témoignage sous serment, cité dans une pièce judiciaire déposée par les plaignants, avec les références de transcription.

Les deux mois où ChatGPT a montré sa plomberie

Reste à savoir ce que le mélange donne en pratique. Une fenêtre s'est ouverte, puis refermée.

Jusqu'au 21 juillet 2026, l'interface de ChatGPT laissait passer dans ses flux un champ non documenté, result_source, qui nommait le pipeline de récupération de chaque résultat. Quatre valeurs ont été observées : labrador, qui correspond à l'index d'OpenAI, bright et oxylabs, deux sous-traitants qui récupèrent des pages de résultats Google et serp, résiduel. Le 21 juillet, OpenAI a retiré le champ.

Trois travaux ont exploité la fenêtre et il faut savoir lequel pèse quoi. Suganthan Mohanadasan a documenté le champ le premier, sur un seul compte et trente conversations, en qualifiant lui-même ses comptes d'indicatifs. Nicolas Sitter a travaillé un très gros volume sur une seule verticale, l'hôtellerie, avec 50 899 captures entre décembre 2025 et juin 2026.

Le troisième est de loin le plus solide et c'est celui sur lequel nous nous appuyons. L'agence française Resoneo a analysé 1 249 réponses en juillet et août 2026, avec une extension qui capture les flux bruts, du rejeu par l'interface de programmation, plusieurs pays et plusieurs paliers de compte, puis a publié sa méthode et ses données. Une version courte a paru dans Search Engine Land le 17 août 2026 sous la signature d'Olivier de Segonzac, cofondateur de Resoneo. Ce n'est donc pas une confirmation par un tiers, c'est la même étude sous deux formats et nous la citons comme telle.

Trois résultats en sortent. La répartition d'abord : 74,7 % des résultats venaient de l'index maison en mode réflexion sur un compte gratuit, tandis que le Google récupéré montait à 75,3 % en mode réflexion sur un compte payant. La correspondance avec Bing ensuite, ou plutôt son absence : aucun extrait servi par l'index maison ne correspondait à un extrait de Bing, ce que Search Engine Land résume sans détour par « No labrador snippet matches a Bing snippet. » La méthode enfin : l'équipe a publié des pages canaris sur son propre domaine, avec les journaux de serveur complets, pour observer ce que les robots d'OpenAI allaient chercher au lieu de le déduire.

Une observation de la même étude a une valeur pratique immédiate. En mode instantané, le modèle ne reçoit que trois éléments par résultat : le titre, l'adresse et un extrait. Quand cet extrait vient de l'index maison, il est coupé un peu au-delà de 200 caractères et pris au début du corps rendu de la page, la balise de description étant ignorée. Quand il vient du Google récupéré, cette balise est reprise une fois sur trois. L'étude relève aussi qu'une page sur sept n'a aucun H1, ce qui laisse le gabarit choisir au hasard le point de départ de l'extrait. Et 24 % des titres servis par l'index maison dépassaient 75 caractères, la limite au-delà de laquelle Bing tronque les siens.

Attention

La contradiction à connaître. Resoneo écrit n'avoir jamais observé de valeur bing : « We have never observed it, on any account, in any regime, on any date. » Nicolas Sitter non plus. Suganthan Mohanadasan, lui, l'a vue. Resoneo avance une hypothèse pour expliquer l'écart, en précisant bien que c'en est une : la valeur ne serait exposée que sur les comptes Teams, à cause de la relation avec Microsoft. Personne ne peut plus trancher, puisque le champ a disparu. Traitez donc la part de Bing comme faible et non nulle, pas comme égale à zéro.

Ce que Bing est devenu

Même en passant par Bing, on ne passe plus par le Bing d'avant et Microsoft l'écrit noir sur blanc.

Premier acte, le 11 août 2025 : les interfaces de recherche Bing grand public sont fermées, remplacées par « Grounding with Bing Search » dans Azure, qui livre des réponses ancrées à des agents plutôt que du contenu brut à des développeurs.

Deuxième acte, le 6 mai 2026, dans un billet du blogue Bing signé par trois responsables de Microsoft AI. La phrase centrale mérite le mot à mot : « Search indexing was built to help humans decide what to read. Grounding is being built to help AI systems decide what to say. » Le même texte précise le déplacement de l'unité de valeur, « The unit of value shifts from documents to groundable information », soit des faits discrets, soutenables, à la provenance claire. Et il pose la nouvelle exigence de mesure : « Search optimizes for likelihood of relevance. Grounding must measure strength of evidence. »

Troisième acte, en juin 2026 : Microsoft annonce Web IQ, présenté par Knut Risvik, ingénieur émérite pour Search et AI, comme « a search engine for AI systems », qui « does not just return documents; it returns passages and structured evidence objects ». Le billet n'annonce ni tarif ni date de disponibilité générale.

Il faut noter la tension. En février 2026, Jordi Ribas, vice-président d'entreprise pour Search et AI chez Microsoft, écrivait que « Microsoft grounding powers nearly every major AI assistant in the market ». Les mesures de l'été 2026 invitent à lire cette phrase comme une revendication commerciale plutôt que comme une description du pipeline de ChatGPT.

Ce que ça change dans le travail

01

Écrire pour le début du corps de page, pas seulement pour la description

Quand l'extrait vient de l'index maison d'OpenAI, il est pris au début du corps rendu et la balise de description est ignorée. Quand il vient du Google récupéré, la description est reprise une fois sur trois. Il faut donc soigner les deux : mettre la réponse dans les deux premières phrases sous un H1 qui nomme le sujet et vérifier que chaque page possède bien un H1.

02

Laisser passer OAI-SearchBot et séparer cette décision de celle sur GPTBot

Ce sont deux choix distincts. Bloquer l'entraînement ne vous retire pas de la recherche et bloquer la recherche ne protège pas l'entraînement. Vérifiez la règle sur tous vos gabarits, pas seulement à la racine. Le raisonnement complet est dans Dirigeants : faut-il laisser les robots d'IA accéder à votre contenu ? et le même piège existe chez Google, comme le montre Bloquer Google-Extended ne vous retire pas de la recherche Google.

03

Ne pas relâcher Google

Une part importante de ce que ChatGPT récupère est du Google reconditionné par des sous-traitants et la proportion monte sur les comptes payants en mode réflexion. Un site abîmé côté Google se paie deux fois.

04

Ouvrir tout de même Bing Webmaster Tools

La part de Bing dans la récupération paraît faible, mais l'outil est devenu la seule source de données réelles sur l'ancrage IA. Depuis février 2026, son rapport de performance IA expose les requêtes d'ancrage qui ont servi à récupérer votre contenu et depuis juin 2026 la part de citation de votre site sur une même requête. Personne d'autre ne donne ça.

05

Rendre vos faits ancrables

Le vocabulaire de Microsoft est directement exploitable : des faits discrets, soutenables, avec une provenance claire. Concrètement, des chiffres accompagnés de leur source et de leur date, des définitions autonomes, des tableaux comparatifs lisibles hors contexte et un balisage qui ne dépend pas de JavaScript.

06

Mesurer par la citation, jamais par la position

Il n'y a pas de rang à suivre dans ChatGPT. Constituez un échantillon fixe de questions représentatives de vos clients, posez-les à intervalles réguliers, notez ce qui est cité. Le paramètre utm_source=chatgpt.com que ChatGPT ajoute à ses liens sortants vous donne le trafic, pas la visibilité. Ce que chaque outil voit et ce qu'aucun ne voit, est détaillé dans Mesurer sa visibilité dans les IA : ce que chaque outil voit vraiment.

Pourquoi la comparaison avec Google ne tient pas

Chez Google, la chaîne est unique et instrumentée : un index, une console, des rapports, une documentation qui dit ce qui compte et depuis un déploiement mondial le 31 août 2026 un rapport de performance qui livre les impressions dans les surfaces d'IA de la recherche, plus un réglage pour s'en exclure que Google dit ne pas utiliser comme signal de classement ailleurs.

Chez OpenAI, il n'y a rien de tout cela. Pas de console, pas de rapport de couverture, pas d'outil de soumission, aucun moyen de savoir si une page est indexée. La foire aux questions destinée aux éditeurs renvoie aux outils standards, le fichier robots.txt et la balise noindex et au paramètre de suivi dans les liens sortants. Elle admet même, au sujet du navigateur Atlas, que « if we obtain the URL of a disallowed page from a third-party search provider or by crawling other pages and have signals the page is relevant to a user's query, we may surface just the link and page title ». La formule décrit l'architecture hybride sans nommer personne.

Trois régimes de transparence coexistent donc pour la même industrie : Microsoft publie la part de citation, Google publie les impressions, OpenAI ne publie rien. Ce n'est pas une raison d'ignorer ChatGPT, c'est une raison de ne promettre aucun rang et de vérifier à la main. La frontière entre les deux métiers est traitée dans SEO et GEO : ce qui diffère vraiment entre les deux.

Pour décider

La phrase à retenir si vous n'en gardez qu'une

Ce que ChatGPT interroge est composite : un index d'OpenAI en première ligne, du Google récupéré par des sous-traitants en appoint, une part de Bing faible et non mesurable et un dosage qui change sans préavis.

Dire « ChatGPT, c'est Bing » n'est pas seulement inexact. Cela produit une liste de tâches incomplète, où l'on optimise pour le plus petit des trois canaux et où l'on laisse tomber le reste.

Si vous voulez savoir où vous en êtes avant d'engager quoi que ce soit, l'audit GEO commence justement par les fichiers d'accès et par un relevé de citations.

Ce qu'on ne sait pas

Un article honnête sur ce sujet doit dire où s'arrête la connaissance publique.

Les limites de ce dossier
  • Le dosage actuel. Les proportions mesurées valent pour l'été 2026, sur les échantillons décrits. La mesure la plus solide vient d'une seule équipe. Le champ ayant été retiré, personne ne peut vérifier la répartition aujourd'hui.
  • Ce qui alimente l'index maison. Search Engine Land le reconnaît : les pages canaris ont vu OAI-SearchBot presque silencieux alors que l'index continuait de servir des résultats. Le robot qui remplit l'index n'est pas identifié.
  • La part exacte de Bing. Un chercheur a observé la valeur, deux autres jamais et la fenêtre d'observation est fermée.
  • La confirmation par OpenAI. Aucune publication de l'entreprise ne revendique l'existence d'un index propre. Tout repose sur le témoignage judiciaire, la documentation de son robot et l'observation de ses flux.
Pour exécuter

Ce qui reste chez vous : ouvrir le fichier robots.txt et vérifier ligne par ligne ce qui est accordé à OAI-SearchBot, sur chaque gabarit et chaque sous-domaine ; vérifier que chaque page porte un H1 ; et relire les deux cents premiers caractères du corps de vos pages les plus commerciales, puisque c'est ce que le modèle reçoit. Ces trois vérifications prennent une demi-journée et elles conditionnent tout le reste.

Être cité par les moteurs génératifs et s'en servir pour vendre est au cœur de l'objectif Renforcer votre visibilité dans les réponses IA.

L'autre moitié du dossier est ici : Claude cherche dans Brave : ce que ça change pour être cité. Et si vous préférez commencer par l'état des lieux, voyez notre approche de la visibilité dans les IA.

Questions fréquentes sur le moteur de recherche de ChatGPT

ChatGPT utilise-t-il Google ?

En partie, mais pas directement. Les mesures publiées à l'été 2026 montrent qu'une portion importante des résultats de ChatGPT vient de pages de résultats Google récupérées par des sous-traitants spécialisés et que cette portion monte fortement en mode réflexion sur les comptes payants. OpenAI a par ailleurs témoigné au tribunal avoir demandé à Google un accès officiel à son interface de recherche en 2024 et s'être fait refuser. Vous ne pouvez donc pas négliger Google, même si votre objectif est la citation dans ChatGPT.

Faut-il ouvrir un compte Bing Webmaster Tools ?

Oui, mais plus pour la mesure que pour l'indexation. La part de Bing dans ce que ChatGPT récupère paraît faible. En revanche, Bing Webmaster Tools est aujourd'hui le seul outil qui montre des données réelles sur l'ancrage de vos pages dans des réponses d'IA : les requêtes d'ancrage utilisées pour récupérer votre contenu depuis février 2026 et votre part de citation sur ces requêtes depuis juin 2026. Aucun autre acteur ne publie cela.

Bloquer GPTBot me retire-t-il de ChatGPT ?

Non. GPTBot sert à l'entraînement des modèles. Le robot qui conditionne votre présence dans la recherche de ChatGPT s'appelle OAI-SearchBot. Ce sont deux décisions séparées et beaucoup de sites les confondent. Vous pouvez refuser l'entraînement en bloquant GPTBot tout en restant visible, à condition de laisser passer OAI-SearchBot.

Pourquoi mon site n'apparaît-il jamais dans les réponses de ChatGPT ?

Trois causes reviennent le plus souvent. D'abord un blocage involontaire d'OAI-SearchBot, parfois sur un seul gabarit. Ensuite une page dont les premières lignes du corps ne contiennent aucune réponse utilisable, puisque l'extrait servi par l'index d'OpenAI est pris là, sur un peu plus de 200 caractères et que la balise de description est ignorée dans ce cas. Enfin, l'absence de titre principal, qui rend le point de départ de l'extrait imprévisible : les mesures de l'été 2026 relèvent qu'une page sur sept n'a aucun H1. Il faut aussi accepter qu'aucun outil ne confirmera l'indexation, contrairement à Google.

Est-ce que le fichier llms.txt sert à ça ?

Non. Aucun des robots documentés par OpenAI ne lit ce fichier et aucune publication de l'entreprise n'y fait référence. Ce qui compte, ce sont votre fichier robots.txt, la présence effective de votre contenu dans les index concernés et la structure de vos pages.

Peut-on savoir aujourd'hui d'où viennent les résultats de ChatGPT ?

Plus directement. Jusqu'au 21 juillet 2026, ChatGPT exposait dans ses flux un champ non documenté qui nommait le pipeline de chaque résultat, ce qui a permis à trois chercheurs de le documenter. OpenAI a retiré le champ ce jour-là. Les proportions connues valent donc pour cette fenêtre et la mesure la plus solide vient d'une seule équipe, l'agence Resoneo. L'architecture décrite reste la meilleure information publique disponible, sans être vérifiable en temps réel.

Est-ce que ça vaut la peine pour une PME du Québec ?

Les gestes qui comptent ici ne coûtent presque rien et servent aussi votre référencement classique : vérifier que les robots de recherche ne sont pas bloqués, mettre la réponse dans les deux premières phrases sous un titre principal clair et documenter vos chiffres avec leur source. Ce qui coûte cher, c'est de payer pour une promesse de rang dans ChatGPT, puisqu'aucun rang n'existe et que personne ne peut le mesurer.

Sources et références
  1. OpenAI, « Introducing ChatGPT search », 31 octobre 2024, mis à jour le 16 décembre 2024 et le 5 février 2025 : openai.com
  2. OpenAI, documentation des robots d'exploration, consultée le 6 septembre 2026 : developers.openai.com
  3. OpenAI, centre d'aide, « Searching the web with ChatGPT », consulté le 6 septembre 2026 : help.openai.com
  4. OpenAI, centre d'aide, « ChatGPT search for Enterprise and Edu », consulté le 6 septembre 2026 : help.openai.com
  5. OpenAI, centre d'aide, « Publishers and developers FAQ », consulté le 6 septembre 2026 : help.openai.com
  6. « Plaintiffs' Remedies Proposed Findings of Fact », affaire United States v. Google, phase des remèdes, déposé le 29 mai 2025, témoignage de Nick Turley d'avril 2025, références Rem. Tr. 392:11-23, 413:8-23, 460:6-461:1 et 502:10-19 : justice.gov
  7. Olivier de Segonzac, « Inside ChatGPT's retrieval stack: The index, cache, and pages it actually reads », Search Engine Land, 17 août 2026 : searchengineland.com
  8. Resoneo, « What ChatGPT pulls, what it shows, what it cites », juillet 2026, mis à jour en août 2026, étude complète dont l'article ci-dessus est la version courte : think.resoneo.com
  9. Suganthan Mohanadasan, « ChatGPT Changed How It Picks Sources While You Were Reading My Last Post », 14 juillet 2026, premier relevé public du champ et seule observation d'une valeur bing : suganthan.com
  10. Nicolas Sitter, « ChatGPT's Hidden result_source (2026): How It Sources Hotel Answers », 50 899 captures sur la verticale hôtelière : nicolassitter.com
  11. Microsoft, annonce de fin de vie des interfaces de recherche Bing, retrait le 11 août 2025 : learn.microsoft.com
  12. Krishna Madhavan, Knut Risvik et Meenaz Merchant, « Evolving role of the index: From ranking pages to supporting answers », blogue Bing, 6 mai 2026 : blogs.bing.com
  13. Knut Risvik, « Announcing Microsoft Web IQ », blogue Bing, juin 2026 : blogs.bing.com
  14. Jordi Ribas, « Elevating the Role of Grounding on the AI Web », blogue Bing, 12 février 2026 : blogs.bing.com
  15. Microsoft, « Introducing AI Performance in Bing Webmaster Tools », 10 février 2026 : blogs.bing.com
  16. Microsoft, « New AI Visibility Insights in Bing Webmaster Tools », 16 juin 2026 : blogs.bing.com
  17. Google, « Introducing Search Generative AI performance reports in Search Console », juin 2026, déploiement mondial le 31 août 2026 : developers.google.com
  18. Rachel Handley, « ChatGPT Definitely Uses Google to Search the Web », Semrush, 6 août 2025, cité comme jalon historique : semrush.com
Gabriel Gervais
Gabriel GervaisAssocié · Stratégie, publicité et mesure

C'est presque toujours Gabriel qui prend votre premier appel et qui réalise votre audit. Il construit la stratégie à partir de votre objectif de croissance : où placer votre budget, quel marché tester et comment relier chaque lead à une vente réelle dans votre CRM. Il mène surtout les accompagnements Optimiser la rentabilité de vos campagnes numériques, Développer un nouveau marché ainsi que Générer de la demande et de la croissance. Avec Geneviève, il travaille aussi le référencement (SEO), la visibilité IA (GEO) et la conversion (CRO). Les ventes d'une campagne Google Ads ou Meta Ads dépendent de la page qui reçoit le clic. Ses analyses portent surtout sur la stratégie marketing, la publicité payante et la mesure.

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